Chroniques passagères.



11.19.13//15:14

Comments


12:27
thinksquad:

This girl was crying and begging the policeman not to hit her or any of her friends. Then the policeman started crying as well and he said to her: “You just hold on girl.”

The photo comes from protests happening in Bulgaria right now. Students are protesting poverty and corruption in Bulgaria’s Socialist-backed government, chaining themselves to the doors of Sofia University and clashing with police outside of parliament.

After the photo was taken it quickly went viral

thinksquad:

This girl was crying and begging the policeman not to hit her or any of her friends. Then the policeman started crying as well and he said to her: “You just hold on girl.”

The photo comes from protests happening in Bulgaria right now. Students are protesting poverty and corruption in Bulgaria’s Socialist-backed government, chaining themselves to the doors of Sofia University and clashing with police outside of parliament.

After the photo was taken it quickly went viral

245203 ♥

Comments


2.04.12//14:52

Ce pays tourne à l’envers.

Une actualité vient de me faire bondir de mon fauteuil tant elle est symptomatique de l’état de décadence de ce pays : Google est condamné pour “abus de position dominante” pour avoir offert ses services de cartographie gratuitement. Cette actualité va me permettre de revenir sur l’absurdité jamais remise en cause qu’est la politique de la concurrence. (pour le traitement de cette affaire google en particulier, voir la fin de l’article)

Cette politique est censée veiller à ce que les entreprises n’abusent pas de "positions dominantes" quand elles sont en situation d’oligopole (seulement un nombre réduit d’entreprises) ou de monopole. En effet selon la théorie néoclassique de la CPP, un marché qui ne serait pas atomisé, c’est à dire qui ne serait pas constitué d’un grand nombre d’entreprises en concurrence, serait forcément une situation sous efficace, une situation où les entreprises en profiteraient pour influer sur les prix ou les quantités de manière arbitraire.

image

Bien que cette théorie néoclassique ait été remise en cause de bien nombreuses fois depuis qu’elle a été créée, elle est toujours en vigueur aujourd’hui par l’Etat, qui réglemente la concurrence par des autorités diverses et variées tant au niveau de l’Etat central que de l’UE. En effet, celles ci sanctionnent les oligopoles et monopoles, sans distinction (et c’est bien ça le problème nous allons le voir). Les politiques sont unanimes sur l’utilité de ces autorités, elles ne font pas débat. Et pourtant, elles devraient !

Tous les oligopoles et monopoles ne sont pas mauvais. Une situation d’oligopole ou même de monopole peut être bonne ! Elle peut être efficace pour de multiples raisons, tenant par exemple aux économies d’échelle. Qu’est-ce qui permet de dire qu’une situation d’oligopole/monopole est bonne ou non ? L’intervention de l’Etat.

Dès lors que l’Etat laisse faire la libre concurrence, si les entreprises sont en situation d’oligopole/monopole c’est qu’elles l’ont mérité : elles ont une production qui satisfont les consommateurs. Qui sont ces autorités de la concurrence pour décider que les consommateurs n’ont pas le droit de tous vouloir un seul même produit, ou seulement quelques produits différents ?
Ces entreprises en situation d’oligopole/monopole ne peuvent aucunement "abuser" de leur position dominante dans le sens où elles ne peuvent influer arbitrairement sur les prix à la hausse ou la qualité à la baisse : si elles le faisaient, un nouveau concurrent sentant les potentialités de profit arriverait sur le marché et/ou les consommateurs se tourneraient vers des produits de substitution. Ainsi, la situation d’oligopole/monopole est précaire : elle n’est possible que parce que les entreprises fournissent des biens qui satisfont. Le jour où elles ne le font plus, pouf!, c’en est fini pour elle.

Quand l’Etat impose des sanctions à des entreprises en situation de libre concurrence, en réalité il ne fait que servir les intérêts des nouveaux entrants qui veulent casser arbitrairement leurs concurrents pour se tailler une part du gâteau non méritée, au détriment de tout le monde.

Le seul moyen pour que des entreprises puissent avoir une "position dominante", une capacité d’influencer arbitrairement contre les lois du marché, c’est à l’aide des faveurs de l’Etat. Seul l’Etat peut permettre à une ou des entreprises d’avoir un pouvoir de coercition. Si l’Etat empêche la concurrence d’une manière ou d’une autre (avantages pour une entreprise, barrières administratives pour l’arrivée de nouveaux entrants sur le marché, etc…), les entreprises bénéficiant des faveurs pourront influencer les prix vers le haut et la qualité vers le bas sans se soucier de la concurrence.

Et en France ces situations sont très communes : SNCF, santé, taxis, pharmacies, etc… Ce sont tous des secteurs où l’Etat empêche la libre concurrence et ainsi pousse les prix vers le haut et la qualité vers le bas, au détriment des consommateurs. Par rapport à ce problème, on pourra lire Free Mobile montre la faillite morale du capitalisme à la française avec profit.

D’ailleurs le plus drôle c’est quand l’Etat sanctionne une situation d’oligopole qu’il a raison de sanctionner…. parce que c’est lui qui l’a créée : dans le secteur des opérateurs téléphoniques il y a quelques années.

image

Pour en revenir à l’actualité citée au début de l’article, la stupidité est ici criante. Google est condamné parce qu’il offre des services gratuitement ????!!!! Mais à quel point en est arrivée la décadence intellectuelle de ce pays pour qu’on condamne une entreprise pour avoir osé offrir des services gratuitement ??!!! Hallucinant. Les effets décrits plus hauts sont ici parfaitement visibles : des concurrents voient d’un mauvais œil Google offrir des services de qualité pour des prix ridicules (ici gratuits), ils comprennent bien que leur business est en danger, et ils profitent donc de la politique de la concurrence pour abattre arbitrairement cette entreprise qui répond mieux aux besoins des consommateurs qu’eux même.

Dans le même genre, le tribunal de commerce de Paris devrait aussi condamner le soleil pour abus de position dominante parce qu’il fausse la concurrence du marché de la lumière en offrant ses services gratuitement. (voir à ce propos la pétition des fabricants de chandelles de Bastiat)

Conclusion :

Ce pays tourne à l’envers. L’Etat, d’une part par sa politique de la concurrence casse des situations profitables aux consommateurs, et d’autre part lui crée des situations défavorables par ses réglementations dans certains secteurs.

Sortez moi cet Etat d’là.

3 ♥

Comments


1.13.12//18:12

Milton Friedamn - questions réponses

Voilà une autre vidéo dont je viens de finir le sous titrage. Ici le bien aimé professeur Friedman nous parle des inégalités, du salaire minimum et de l’Etat nounou.


Comments


00:19

Chronique Freedom Watch du Juge Napolitano

Je viens de créer les sous titres de cette chronique du juge Napolitano que j’adore. Elle vient de son émission Freedom Watch, tous les mardis il me semble. Enjoy ! Partagez, tweetez, buzzez.

3 ♥

Comments


1.11.12//18:32

Free mobile ou la valse des hypocrites.

image

Ainsi donc, ça n’aura échappé à personne, Free mobile a hier lancé son offre de téléphonie mobile qui le moins que l’on puisse dire est très attrayante et vient bousculer le marché sclérosé des opérateurs.

Sur twitter, hier, c’était simple : on ne parlait que de ça. Ma TL (=le flux de tweet des personnes auxquels je suis abonné) consistait à 90% en des commentaires à propos de l’offre. 95% s’extasiaient, parlaient de la manière dont ils allaient envoyer bouler leur ancien opérateur (comme moi d’ailleurs). Et au milieu de ce brouhaha pro-Free, on pouvait trouver des perles.

Je voudrais d’abord noter cet article d’Agoravox qui a visiblement été écrit par un de ces socialistes qui hurlent contre le capitalisme mais qui quand ses bénéfices sont trop voyants, ne peuvent que les admettre. (l’article dit que c’est un résultat du libéralisme, en réalité pas vraiment, j’y reviendrai à la fin)

Dans le même genre, on a ce tweet fabuleux de Montebourg :

Xavier Niel vient de faire avec son nouveau forfait illimité plus pour le pouvoir d’achat des Français que Nicolas Sarkozy en 5 ans.

— Arnaud Montebourg (@montebourg)

Janvier 10, 2012

Oui oui, comme le rappelle très bien ce billet de Contrepoints, on parle bien de celui qui passe son temps à jurer contre la concurrence ! C’est assez comique.

On peut penser que personne n’osera critiquer l’arrivée de Free, ou alors seulement par rapport au fait que les gens ne font que parler de ça.

… hé bien si ! On vous propose des services toujours meilleurs pour un prix toujours moins élevé (=principe de l’économie de marché), mais non, voilà quoi, NON. N’insistez pas.

@montebourg mais à quel prix? C’est du pur capitalisme Free…

— Yannick VELY (@yannickvely)

Janvier 10, 2012

Free mobile c’est bien, c’est cool, c’est hype, mais…. C’EST DU PUR CAPITALISME NONDEDIOU ! DONC c’est mauvais, logique ! N’êtes vous pas fous à reconnaître les bienfaits de la concurrence ?!! Ne vous faîtes pas avoir par ces capitalistes mangeurs d’enfants….

Ma TL de gôche qui se met a chanter les charmes de la concurrence libre et non faussée #TasDeCons

— CSPINYOURFACE (@CSPINYOURFACE)

Janvier 10, 2012

Même eux. Ah les cons.

Attention, là on passe au hardcore.

La téléphonie mobile devrait être un service public. La parole n’a pas de prix, pourquoi payer pour pouvoir s’exprimer ? #free mon cul, oui

— rimbus (@rimbus)

Janvier 10, 2012

Bah oui. Logique sans faille. La parole instantanée qui s’affranchit des distances via les ondes ça n’a pas de prix, c’est donné gratis par la nature ! Comment Free ose-t-il nous faire payer pour ce service ?! Nationalisons tout ça, on sait très bien que le monopole public c’est ce qu’il y a de mieux, ça a fait ses preuves, rétablissons un Haut Comité des Postes et Télécommunication qui fournira un service de haut niveau, le tout gra-tui-te-ment.

(quoi ?! On payerait ça grassement par des impôts et taxes ? On n’aurait pas de choix ? Le “service public” ne serait strictement pas intéressé à améliorer son offre étant donné le monopole par la coercition ? Puisque “gratuits”, les réseaux seraient surchargés ? Mais non mais non. C’est de la propagande capitaliste tout ça.)

Enfin, il y a cet article qui est délicieux, du même CSP que j’ai cité plus haut pour son tweet. En gros, il nous explique la même chose que le monsieur cité au dessus, qu’on est tous des pigeons à payer pour un service. PAYER POUR UN SERVICE. Quelle idée n’est-ce pas ?!

image

Ce qui est amusant c’est qu’il semble avoir compris un aspect du capitalisme : "quand un milliardaire braille qu’il va faire quelque chose pour la plèbe, je hausse un sourcil circonspect, en me demandant de quelle manière il va chercher à nous vendre quelque chose. Un capitaliste n’est jamais un philanthrope désintéressé, il ne fait les choses que pour deux raisons :

- Avoir encore plus de pognon ; - Redorer son image en posant à l’humaniste soucieux des humbles.”

Hé oui ! C’est ça qui est magique. Il est évident que Xavier Niel n’est pas un philanthrope. Bien sûr qu’il ne fait pas œuvre de charité. Il cherche du profit. Et quel meilleur moyen pour ça ? Répondre aux attentes des consommateurs. Ce qui passe, entre autres, par des prix plus bas.

Bon, au delà de ces énergumènes, la France a hier unanimement reconnu que la concurrence, il n’y a rien de mieux. Ce qui est dommage c’est qu’ils ne cherchent pas à voir plus loin. Pourquoi cela a-t-il pris autant de temps pour que Free arrive ? Comment se fait-il que l’oligopole des 3 opérateurs historiques ait duré aussi longtemps ? C’est bien simple : l’Etat. C’est lui qui a le monopole des fréquences, que les opérateurs doivent acheter. C’est donc lui qui décide arbitrairement, via l’Arcep, de qui a le droit ou non d’arriver sur le marché. On voit, là encore, à quel point il est malhonnête de dénoncer le libéralisme alors que l’Etat intervient avec ses gros sabots. Cet Etat, officiellement si prompte à protéger la concurrence par tout plein d’autorités, l’empêche.

Vous voulez une vraie concurrence ? Privatisez les ondes. Sortez moi cet Etat de là.

PS : allez, rien que pour le plaisir, rappelons nous des propos de Sarkozy en 2009 : "Je suis assez sceptique et réservé sur le choix d’un quatrième opérateur de téléphonie mobile. Car le prix le plus bas n’est pas forcément le meilleur"


Comments


12.03.11//19:29

Electricité et bons sentiments.

Oui, le titre est très obscur et énigmatique, vous m’en excuserez, j’ai pas réussi à en trouver de mieux…

Un proche m’a récemment envoyé ce lien auquel je voulais réagir : EDF lui coupe l’électricité, il meurt dans un incendie à cause d’une bougie. Évidemment ce genre de news appelle à une réaction unanime bien pensante à base de "ohhh les méchants nazis de EDF comment ils ont pu oser lui couper l’électricité ??!! C’est de leur faute si il est mort !”. J’en veux pour preuve quelques commentaires pris sous l’article :

« arrêtons de couper le jus, à ceux qui ne font pas exprès d’être dans la misère, l’esprit que comptable et légale a une victime sur la conscience ! »

« je ne comprends pas que la Mairie qui doit être averti en cas de difficulté n’aie pas tenté une médiation pour qu’il ne soit pas privé d’électricité »

« Il ne faut pas choisir EDF comme fournisseur d’énergie car c’est une entreprise cupide et inhumaine qui vole, qui pille et qui ment »

« il y a des malins qui en profitent selon le principe qu’abattu/e, elle/il ne pourra résister.. »

« Ils sont vraiment sans pitié! »

«Un chômeur longue durée meurt carbonisé avec des bougies, car dans sa misère, il avait renoncé à se faire chier à payer des factures. 

Viré de la vie tout simplement, à cause d’un système basé sur le profit.»

Ce dernier commentaire est le plus génial.

image

Franchement, quelle idée saugrenue que de se faire chier à payer ses factures ? Faut vraiment être un mouton rompu au capitalisme mangeur d’enfants pour accepter une telle soumission…

Bon, avant de crier au loup, de dénoncer au fil du sentiment et de la passion EDF qui a coupé l’électricité de cette personne, réfléchissons, et posons nous quelques questions.

Qu’aurait dû faire EDF ? Il est indiqué dans l’article que “Il ne payait plus ses loyers ni factures d’électricité depuis des mois” ainsi on ne peut reprocher à EDF d’avoir coupé l’électricité arbitrairement. EDF ne devrait elle jamais couper l’électricité à quiconque ? Comme l’expliquait bien Friedman dans cette vidéo, ce serait accepter un système où les seules personnes qui paieraient pour l’électricité seraient celles qui acceptent volontairement de le faire. Pas besoin d’épiloguer sur le nombre de personnes qui paieraient, il serait dérisoire. Et alors, qui va payer ? Le petit nombre de personnes qui seraient prêtes à le faire ? Ce serait imposer un coût extraordinaire, et le nombre de personnes qui paieraient serait alors réduit à 0.

J’anticipe l’argument : “l’électricité est un bien indispensable à la vie, ainsi l’Etat devrait le garantir”. Déjà, ça part de l’illusion que l’argent de l’Etat tombe du ciel, or ce n’est malheureusement pas le cas, et ce que l’Etat dépense il l’a forcément pris autre part. (en se rémunérant grassement au passage d’ailleurs). Ainsi ça impliquerait que l’Etat fasse usage de sa coercition légale et prélève un impôt conséquent sur toute la société. Réalise-t-on bien ?!

Ensuite, c’est un des graves problèmes de notre société qui baigne dans le socialisme ambiant et la déresponsabilisation : l’illusion du “droit à”. On a pas accès à quelque chose, on est jaloux de ceux qui y ont droit, et on clame que c’est la responsabilité non pas de soi mais de la collectivité : à elle de corriger ce défaut. Droit à l’électricité c’est déjà bien gentil, mais où cela s’arrêtera-t-il ? Droit à l’eau ? Droit à la nourriture ? Droit au logement (oh wait, ça existe déjà avec le droit au logement opposable, youpi…) ? Droit à Internet ? Droit à la télévision ? Droit à un iPhone ? Chacun a une perception différente de ce qu’il juge nécessaire à sa vie. Si je juge que l’alcool m’est indispensable pour vivre, y ai-je droit ? Nationalisons les industries de l’alcool et imposons un impôt général pour satisfaire mon droit à l’alcool ! C’est sans fin, sans limite.

On a droit au respect de ses libertés, notamment celle essentielle de la propriété, tant que cela n’enfreint pas la liberté des autres. On devrait avoir droit à ne pas être entravé par l’Etat dans sa recherche d’un emploi ou dans la création d’une entreprise afin d’atteindre la prospérité.

Mais si je suis docteur, et que quelqu’un clame avoir droit à la santé, a-t-il le droit de venir jusqu’à ma porte avec la police, m’emmener de force pour que je m’occupe de lui ? C’est bien la conséquence de ces “droits à”, camouflée par les illusions de l’Etat maman. L’égalité des conditions ne doit pas être atteinte à tout prix par la force, qu’elle soit physique ou légale : c’est le mythe du du socialisme et du communisme, et on a bien vu à quoi ça a mené en URSS et quoi ça mène en ce moment même en Corée du Nord.

Je préfère l’inégalité dans la prospérité à l’égalité dans la misère généralisée.

… bref, je me suis éloigné, revenons en à l’évènement de départ qui a motivé mon article. On a pas répondu à une question essentielle : qui est responsable de cette mort ? EDF ? Clairement non. L’entreprise a même laissé plusieurs mois à la personne alors qu’elle avait cessé de payer. Lui même ? Oui, pour partie, c’est bien sa mauvaise utilisation de la bougie qui a causé le feu. Mais j’aimerais mettre en lumière un autre responsable à mon sens très important : ses proches, ses amis, sa famille, ses voisins, les associations locales. Comment ont ils pu le laisser s’enfoncer dans la misère sans l’aider ? L’Etat providence a-t-il tant mis en avant le faux et artificiel lien social de la solidarité obligatoire étatique que ça en a complètement détruit le seul vrai lien social, celui de la base, entre les individus d’un même cercle social, d’une même société ? C’est hallucinant.

Suite à cet article on va forcément me reprocher un “manque d’humanité”, une “cruauté égoïste”, blablabla. La mort de ce pauvre homme est profondément tragique, il serait odieux de dire le contraire.
Mais l’humanité, ce n’est pas faire appel à l’Etat maman pour forcer la société entière à veiller à la garantie de mes faux droits. La vraie humanité, c’est aider ses proches, autant que l’on peut, faire preuve de générosité au quotidien dans ses actes. Et c’est ce qui a gravement manqué dans cette histoire.

Au milieu de tous les commentaires sous l’article, j’en ai trouvé un très touchant, et enfin plein de bon sens :

« je suis très malheureuse pour cet homme mort seul dans des conditions atroces, n’avait-il pas d’enfants? n’avait-il pas de famille qui puisse l’aider, lui tendre la main, ne pas le laisser seul, le soulager?
Si peu d’humanité dans ce triste monde même de la part de proches, quelle tristesse, pauvre homme……. »

Ce commentaire me rassure. Finalement, je me dis que tout n’est peut-être pas perdu.

2 ♥

Comments


12.01.11//21:29

Les eurobonds ça pue.

image

Bon, ce n’est pas de l’actualité brulante, mais on en parle de plus en plus, j’aimerais donc revenir dessus.

Les eurobonds, qu’est-ce que c’est ? Ce sont des euro-obligations : aujourd’hui, pour financer leur dette, les États émettent séparément des obligations, avec des taux plus ou moins élevés selon que l’État présente un risque de défaut de paiement plus ou moins fort. Par exemple, l’Allemagne peut émettre des obligations avec des taux faibles, tandis que la Grèce doit émettre des obligations à des taux très élevés. L’idée des euro-obligations ce serait d’émettre les obligations non plus au niveau national mais au niveau européen, de sorte que le taux d’intérêt devrait (idéalement) être une sorte de taux moyen entre les meilleurs taux et les taux les plus élevés de la zone euro. Dans un monde parfait où ces eurobonds marcheraient parfaitement, l’avantage serait évident pour les pays les plus en difficulté comme la Grèce, le Portugal, l’Irlande, etc…

Mais évidemment cela présente de graves problèmes, sinon je n’en parlerais pas.

D’abord celui de l’aléa moral : d’où les pays les plus vertueux devraient compenser pour la mauvaise gestion des pays les plus endettés ?! Évidemment avec une telle solidarité ces pays ne seront pas poussés à tenter d’améliorer les choses… On comprend bien les réticences d’Angela Merkel à la mise en place de ces eurobonds, même si on se doute bien qu’en fin de compte, encore une fois, elle cèdera.

Ensuite, et c’est là le problème le plus grave… Vous ne sentez pas une odeur bizarre ? Comme une odeur de… subprime ? Hé oui. C’est le même mécanisme qui a plongé l’occident dans la crise de 2008 qui est à l’œuvre ici.

[[ Pour faire un rapide rappel, les subprimes consistaient à accorder des prêts à des personnes très peu solvables. Évidemment, pour les banques il était très difficile de revendre ensuite ces reconnaissances de dette à d’autres agents financiers, c’est pourquoi elles les ont mêlé à d’autres produits moins risqués pour ainsi créer des packages vendables, mais complètement opaques (c’est le processus de titrisation). Ces produits se sont vendus comme des petits pains, et quand on a découvert le pot aux roses, c’est à dire que ces packages étaient composés de produits toxiques puisqu’une grande partie de ces personnes peu solvables n’étaient pas capables de rembourser, les banques perdirent confiance les unes envers les autres et ralentirent grandement leurs échanges de peur d’acheter des subprimes : c’est la crise. ]]

Forcer les pays les plus vertueux à partager le destin des mauvais élèves ne peut qu’entrainer une contamination générale. Dans un même panier, la pourriture contamine les fruits propres, mais les fruits propres ne lavent pas les fruits sales. En finance comme dans de nombreux autres domaines, la transmission des caractéristiques ne se fait que dans un seul sens, celui de la contamination des bons produits par les mauvais.

Mutualiser des créances sur des emprunteurs considérés comme sûrs et d’autres beaucoup moins sûrs dans des obligations dont le prix de commercialisation ne compense pas le risque réellement porté… Ce sont des subprimes à l’échelle européenne, et qui portent sur la dette des États, donc beaucoup plus dangereux, ni plus ni moins.

Imaginez : un des pays à risque fait défaut. Les euro-obligations sont alors gravement contaminées puisqu’on ne sait pas de quelle dette elles sont réellement faites. Résultat : méfiance généralisée, plus aucune euro-obligation ne va se vendre, et la faillite, au lieu de se faire au niveau d’un seul pays, touche toute la zone euro d’un seul coup !

image

A titre d’indication, le PS y est très favorable, et François Hollande les a même incorporé dans son programme présidentiel. Eva Joly s’est aussi dite favorable. Côté UMP, Jean François Copé s’est aussi prononcé en leur faveur.

Ça n’augure que du bon tout ça vous ne trouvez pas ?

(Source : objectifeco.com)


Comments


11.15.11//15:02

Toi aussi, fixe ton propre salaire.

Imaginez. Vous êtes dans une entreprise qui fait énormément de pertes. Pour sauver le bateau, on veut baisser les salaires. Évidemment ça ne vous plaît pas. On impose à tout le monde de faire des efforts, mais à vous, certainement pas. Et puis, de toute façon, c’est pas la baisse d’un seul salaire qui va changer la donne. Donc vous faites un gros :

image

Et hop, votre salaire est maintenu tandis que l’entreprise continue de couler lentement mais surement. Ubuesque, non ?

Hé bien c’est exactement ce qu’il vient de se passer avec nos chers députés. Dans un élan qui nous rappelle à quel point les députés sont attachés à l’intérêt général et pas à leur propre intérêt particulier, ils ont presque unanimement refusé l’amendement visant à baisser leur salaire de 10% dans le contexte de crise de la dette publique actuel. 10%, c’est pas la mort hein ? Et bah c’est déjà trop pour un député.

L’ensemble des députés UMP présents, dont leur président de groupe, Christian Jacob, venu spécialement en séance à ce moment là, ont voté contre, et la gauche s’est abstenue.” c’est beau ces moments d’accord unanimes (seuls 2 députés sur les 577 ont voté pour), cette soudaine motivation et cet enthousiasme général, j’en aurais presque la larme à l’oeil.

image

Ils minent le pays en augmentant sans cesse les impôts et taxes, demandent des efforts via les plans de rigueurs qui sont quasiment uniquement supportés par la société civile, mais dès qu’on veut commencer (doucement) à les faire participer, ah là non, pas d’ça chez nous, z’êtes ouf ou quoi ?!

Les dépenses faramineuses de l’Etat obèse, les rémunérations confortables des parlementaires, même combat : pas touche.

La mesure permettrait d’économiser 5 millions €. Évidemment, c’est ridicule, c’est même pas une goute d’eau dans l’océan des dettes publiques. Mais les députés, si promptes à serrer la ceinture des français ne devraient ils pas commencer par serrer la leur ?

Le plus drôle dans l’histoire, ce sont les justifications du refus de cet amendement.

"De grâce, arrêtons de stigmatiser les parlementaires" (Alain Gest, député de la Somme)

image

"Je suis pour si c’est intégré dans un ensemble de mesures, il faut aussi que le Sénat le fasse" (Charles de Courson, député de la Marne) : traduction : “oh bah non alors, si les copains le font pas, moi j’le fais pas, nah !”. Génial.

c’est une proposition qui a un caractère très dangereux pour notre pays” (Jean Marie Le Guen, député de Paris) : tu baisses les salaires des députés, BOOM, cataclysme thermonucléaire. Au moins.

"C’est une mesure d’affichage, c’est un gadget" (Jean Launay, député du Lot). Oui c’est une mesure d’affichage, symbolique, mais venant des supposés représentants de la nation quoi de plus normal ? Un gadget oui, mais c’est une 1ère étape, faute d’autre chose. Évidemment qu’il faudrait couper dans les dépenses publiques à la tronçonneuse et pas au coupe ongle pour bébés, mais c’est mieux que rien…

Et bah non. En France, les dépenses publiques, et d’autant plus quand ça touche aux rémunérations de nos élus, c’est sacré que voulez vous. On continuera à augmenter le vol les impôts exorbitants, à faire des micro réductions des dépenses.

Le pays continuera à couler.

1 ♥

Comments


11.12.11//18:28

Tu te plantes ? T’assumes.

Parmi les phénomènes contemporains qui ne surprennent personne alors qu’ils sont proprement ahurissants, le fait pour une entreprise en grave difficulté de demander de l’aide à l’Etat nounou pour la sauver est un des plus courants. Nous avons ici un cas très symbolique de ce phénomène : comme nous l’apprend Le Figaro, "Les salariés de France Soir, dont le propriétaire veut arrêter l’édition papier, en appellent désormais au gouvernement, et souhaitent que le ministre de la Communication s’engage à faciliter une reprise du titre".

image

Quand comprendra-t-on que quand une entreprise va mal, elle ne doit s’en prendre qu’à elle même et cesser d’essayer de faire porter à la collectivité le coût de sa mauvaise gestion ?! L’Etat n’a à aider aucune entreprise, que ce soit un journal ou non. Les contribuables n’ont pas à supporter le coût de fonctionnement d’un journal que plus de 99% d’entre eux ne lit pas.

Si France Soir fait encore 19 millions € de pertes cette année malgré des tentatives de restructuration, tant pis pour eux, ils n’avaient qu’à produire un journal du qualité qui se différencie des autres.

Là, on va me répondre : "mais n’as tu aucun cœur ?! Tu penses à ces dizaines de journalistes qui vont être virés ?". Mouaha. Tellement prévisible. Cette façon de voir les choses renvoie comme souvent à ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas comme l’expliquait déjà Frédéric Bastiat il y a presque 2 siècles.

Imaginons que l’Etat-maman intervienne pour éponger les pertes et sauver France Soir. (car oui, ne nous voilons pas la face, le seul moyen pour que l’Etat "facilite" la reprise du titre serait en accordant des subventions par ci par là)

Ce qu’on voit ? Le personnel est sauvé par las subventions, il garde son emploi, il crie victoire, l’Etat est tout content d’avoir donné l’illusion de sauver la situation, sa clientèle politique s’élargit.

Ce qu’on ne voit pas ? Jusqu’à preuve du contraire, l’argent de l’Etat ne tombe pas du ciel. Pour accorder des subventions, l’Etat devra soit lever un impôt, soit emprunter l’argent, ce qui revient à un impôt futur. Dans tous les cas, il prélève de l’argent à la société civile qui aurait sinon pu s’en servir de manière productive. On ne voit pas les initiatives privées qui ont été empêchées par ces subventions qui se dirigent vers une activité beaucoup moins productive, puisqu’auparavant déficitaire.

A ceux qui m’ont fait l’objection ci dessus, je réponds donc : "et vous, n’avez vous aucun coeur ?! Pensez vous à toutes ces activités productives et ces emplois, utiles eux, qui vont être empêchés par cette intervention de l’Etat ?!"

Le but de l’Etat n’est pas de maintenir ou créer de l’emploi à tout prix. Sinon, il pourrait très bien payer tous les chômeurs à creuser des trous puis les reboucher, et selon le dogme keynésien répandu, cela lutterait contre le chômage et serait donc bénéfique pour la société. Le but de l’Etat est de créer un environnement propice à la création de valeur : garantie de la propriété, justice efficace, peu de taxes et de règlementations inutiles.

La version papier de France Soir ne crée plus suffisamment de valeur pour être viable. La maintenir artificiellement, c’est empêcher d’autres jobs qui eux en créent pour le bénéfice de la société.

Etat : dans l’intérêt général, n’interviens pas. Laisse France Soir s’adapter à la demande, se faire racheter, ou couler. Dans ce cas comme dans tant d’autres, ne maintiens pas artificiellement en vie une entreprise de manifeste mauvaise qualité et/ou mauvaise gestion. Les mécanismes inhérents au capitalisme permettent une autorégulation saine, ne vient pas la perturber au détriment de l’intérêt de tous.

Laisse nous tranquilles, on se débrouille très bien touts seuls, t’inquiètes.


Comments
1 2 3 4 »